Sensible sensibilité

Je suis une personne sensible, l’ai toujours été. Tout, je dis bien tout mon être est d’une grande sensibilité : mes yeux à l’air trop sec, ma peau au soleil trop fort et aux produits parfumés, mon petit cœur au bien-être de ceux que j’aime, mon âme à la beauté des instants capturés au hasard de mon quotidien. Je crois même déjà avoir interprété, lors d’une pièce de théâtre au Petit monde des artistes, un personnage nommé « Sensibilité »: si mes souvenirs sont exacts, on a dû refaire mon maquillage tout blanc avant la représentation, car j’avais pleuré à quelques minutes de mon entrée sur scène…

Jusqu’à tout récemment, je disais aux gens que je me percevais comme une éponge, absorbant et gardant en « mémoire » tout ce qui se passait autour de moi. Pour une artiste, il s’agit là d’un précieux cadeau: ma directrice de maîtrise me l’avait bien fait comprendre, l’année dernière, en insistant sur le fait que sans cette puissante faculté, je ne serais pas devenue celle que je suis aujourd’hui. Bien que je sois entièrement d’accord avec de tels propos, je constate aussi que cette faculté devient parfois bien lourde à porter, car une éponge ne choisit pas ce qu’elle absorbe: elle prend tout, le bon comme le mauvais, et l’accumulation crée souvent un poids douloureux. Il s’agit là d’un cadeau qui, par moments, semble empoisonné…

Puis, un jour, une psychologue que je consultais m’a invitée à me percevoir autrement. Plutôt que d’imaginer ma sensibilité à l’image d’une éponge, elle m’encourageait à l’envisager comme étant une plage. Ainsi, elle m’incitait à percevoir les émotions, les événements du quotidien, l’inspiration, la vie des autres et la mienne, les joies et les fatalités comme autant de vagues venant mouiller mes rivages. Mais, comme une plage, elle me conseillait de laisser venir les vagues… et de les laisser repartir, sans devoir porter leur poids sur mon sable. Garder ce que je veux, me laisser modeler par ce qui est nécessaire, important, et laisser ce qui pourrait me peser retourner dans les eaux du monde.

J’ai trouvé le conseil très pertinent, en plus d’être fort lyrique (comment ne pas aimer?) ; c’est pourquoi je tenais à le partager avec vous. Alors si, comme moi, votre sensibilité vous est précieuse pour créer et aimer, mais qu’elle nuit parfois à votre quotidien et à vos relations avec le monde… Devenez une plage. Laissez les vagues vous effleurer, acceptez-les et permettez aux choses de suivre leur cours.

Devenez une plage. C’est plus poétique qu’une éponge, de toute façon…

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Message bref du printemps, juste en passant

Le printemps arrive avec son renouveau, son soleil éclatant (enfin!), son lot de changements et je dois, à regrets, admettre que je suis tellement occupée ces derniers temps qu’il m’est impossible de poster un nouvel article à chaque semaine!

Malgré tout, l’écriture occupe une très grande partie de mon temps: je travaille sur le recueil de nouvelles qui constituera la partie création de mon mémoire de maîtrise (il ne m’en reste plus que deux à terminer), je suis en pleine écriture d’une (éventuelle) trilogie de fantasy, je modifie et améliore certaines de mes nouvelles avant de les envoyer à diverses revues littéraires…

…Et j’écris des articles pour le blogue Le fil rouge, environ trois par mois! Pour ceux qui me suivent via les réseaux sociaux, vous êtes déjà au courant de mes publications régulières sur ce site. Pour les autres, je vous invite à visiter régulièrement l’onglet « Articles » de mon blogue ; vous y trouverez les liens de tous mes autres articles, mis à jour au fur et à mesure qu’ils sont publiés!

Voilà! Encore une fois, je vous remercie de me suivre et de m’encourager jour après jour, ça me fait chaud au cœur de savoir que vous me lisez et que mes mots ne sont pas écrits en vain! Très bientôt, je devrais publier ici de nouveaux articles, de nouvelles critiques littéraires… C’est à suivre!