L’automne littéraire, comme le veut la tradition!

Un tout petit article de rien du tout pour vous tenir au courant de mes prochaines activités littéraires!

Salon du livre de l’Estrie
Kiosque des Six Brumes (213)
Samedi 14 octobre, de 16h30 à 18h30
Dimanche 15 octobre, de 11h à 14h

Lancement collectif des Six Brumes et de Brins d’Éternité
L’Amère à Boire, Montréal, le samedi 21 octobre à 17h
Je n’y suis pas pour une raison particulière, plutôt pour avoir le plaisir de retrouver les amis (et parce que, comme d’habitude, je signe une critique dans Brins!)

Salon du livre de Montréal (15 au 20 novembre)
Kiosque des Six Brumes
Je ne pense pas inscrire de séances de dédicaces officielles au programme, mais je risque d’aller glander un peu au kiosque durant la fin de semaine, pour sûr! Pour les intéressés, je vous fournirai plus de précisions le moment venu.

Sinon, le tome 1 (réécrit) de la trilogie et les nouvelles avancent bien, de beaux projets (littéraires et autres) sont sur le point de se concrétiser… Disons que si le début de 2017 était à oublier à bien des niveaux, les prémices de 2018 s’annoncent prometteuses!

À suivre, encore et toujours… 😉

 

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De nouvelles expériences et des projets stimulants dans la mire!

Ouf, je constate avoir négligé mon blogue depuis un petit moment déjà… disons que j’ai été fort occupée!

Finalement, je n’ai été chez SherWeb que jusqu’à la mi-mai. Je détestais le travail en lui-même, malgré le fait que toute l’équipe était vraiment sympathique. Dommage. Pour l’heure, j’en suis revenue aux communications! J’occupe actuellement un poste d’agente de communication/rédactrice chez CDS Boutique, une PME de Sherbrooke. Voilà pour les nouvelles.

Soirée littéraire animée par Patricia Powers à la Librairie Poirier
C’était au mois d’avril, à Trois-Rivières. En compagnie de presque tous mes comparses des Murmurantes (il manquait Ariane, partie outremer à ce moment-là), j’ai eu le plaisir de participer à une table ronde sur la littérature, animée par Patricia Powers, qui m’avait enseigné à l’UQTR. En plus de revoir mes chers co-auteurs, j’ai pu revoir Paul Dallaire, un enseignant du Collège Shawinigan que j’avais beaucoup apprécié lors de mes études en Arts et lettres. Une belle soirée, en somme!

Congrès Boréal 2017
Ah, Boréal! Ma deuxième édition entière en début mai, cette fois-ci à Québec, au Monastère des Augustines. Il manquait des gens que j’aurais vraiment aimé y voir et, comme d’habitude, je n’ai pas eu le temps de parler à tout le monde et d’assister à tout ce qui m’intéressait; ceci dit, l’ensemble était super, comme toujours! Partager ma chambre avec Marie, David et Pierre-Alexandre a donné lieu à bien des anecdotes et des fous rires, et le temps passé en compagnie de plusieurs ami(e)s et collègues (Véronique, entre autres!) en a vraiment valu la peine.

Comité organisateur du Congrès Boréal 2019
Depuis près d’un an déjà, je suis membre du comité organisateur du Congrès Boréal de 2019, qui se tiendra à Sherbrooke! Guillaume, Mathieu, Véronique, Elisabeth, Marie, Éric et moi avons beaucoup de plaisir tous ensemble, et nous sommes en train d’œuvrer à mettre sur pied un super congrès, pour sûr! De ce côté-ci, ça se développe lentement, mais sûrement.

Concours « Sors de ta bulle! »
En mai dernier, j’ai eu la chance de siéger sur le jury du concours « Sors de ta bulle! », concours d’écriture destiné aux adolescent(e)s de 3ième à 5ième secondaire de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke. L’expérience s’est avérée très agréable, et extrêmement enrichissante sur le plan littéraire (entre autres pour m’aider à voir, dans ces manuscrits amateurs, les tics d’écriture à éviter dans les miens!) C’était très formateur, et j’ai été heureuse de constater que les jeunes continuent de s’intéresser à l’écriture et aux genres de l’imaginaire. J’ai aussi beaucoup apprécié délibérer avec mes confrères Bruno Lemieux et François Beaudoin, qui ont été de très bonne compagnie. Le manuscrit primé, celui de Charlotte St-Jean Perron, sera publié l’an prochain aux Six Brumes. Une expérience que je tenterais à nouveau avec plaisir!

Soirée Hatley-téraire
À la fin mai, j’ai eu le plaisir de participer à une soirée littéraire organisée par mon ami l’auteur Jason Roy, où j’ai pu lire mon texte « La femme qui soupirait » devant un public intime, à la Caravane de North Hatley. L’expérience a été fort agréable et m’a permis de découvrir (ou redécouvrir) la plume de Christiane Lahaie (ma directrice de maîtrise!) Billie-Anne Leduc, Dominique Garand et Guilhem Gosselin Rodière, des auteurs ma foi assez talentueux.

Mystérieux projet collectif…
Comme je ne sais pas à quel point je peux en parler ou non, disons seulement que je vais préparer un texte pour un projet d’écriture collectif, mené en compagnie d’auteur(e)s que je respecte et que j’apprécie énormément! Cela reste à suivre, mais ça s’annonce assez fou, et super stimulant.

Un autre jury!
Je ne donnerai pas de détails pour l’instant, mais on m’a approchée pour faire partie du jury d’un prix littéraire, une offre que je ne pouvais (et ne voulais) pas refuser! Beaucoup de lecture m’attend, mais ça promet.

Du côté de ma trilogie
La réécriture du tome 1 de la bête va bon train. Mes collaboratrices créatives et moi-même avons tenu une rencontre à la mi-juin pour clarifier plusieurs détails importants, et la trame officielle et finale se précise. Une heure d’écriture chaque matin me permet d’avancer, un chapitre à la fois. Je suis motivée comme jamais, et vraiment persuadée que cette version est beaucoup plus solide que la précédente. À suivre!

Pour le reste…
Des nouvelles ici et là, en attente d’être jugée dans diverses revues, et d’autres idées qui germent, petit à petit… Je ne m’ennuie pas, en tout cas!

Voilà pour le moment. J’essaierai de ne pas attendre aussi longtemps avant de vous redonner de mes nouvelles… mais il se peut que j’aie un peu de mal à tenir parole. En espérant que vous ne m’en tiendrez pas trop rigueur… 😉

Un automne littéraire bien rempli!

Avec la sortie imminente des Murmurantes, les prochains mois s’avéreront assez chargés de mon côté! Je m’accorde donc une petite pause (entre l’écriture, le travail et les projets) pour vous tenir au courant de mes activités littéraires automnales. Si l’envie vous prend de venir faire un tour à l’un de ces événements, passez me voir: il me fera grand plaisir de prendre un moment pour discuter avec vous!

Salon du livre de l’Estrie (centre de foires de Sherbrooke)

Samedi le 15 octobre: 9h à 12h30, 17h30 à 18h15, 19h30 à 20h (Kiosque Six Brumes)
Rencontre d’auteur à 18h30 (Espace Radio-Canada)
Dimanche le 16 octobre: 10h à 12h30 (Kiosque Six Brumes)

Lancement collectif Brins d’éternité, Clair/Obscur et Les Six Brumes (Montréal, L’amère à boire)

Samedi le 22 octobre: 17h à 21h

Lancement du collectif  Les murmurantes (Trois-Rivières, Café Frida)

Samedi le 5 novembre: 17h à 21h

Salon du livre de Montréal (Place Bonaventure)

Dimanche le 20 novembre: 11h à 19h (Kiosque des Six Brumes)

Si d’autres activités se rajoutent, je vous le ferai savoir. En attendant, je vous souhaite une très belle journée et j’espère vous voir prochainement!

D’accord, je vous avais menti.

Je vous avais promis des nouvelles fraîches en avril dernier… et bien mieux vaut tard que jamais,  parce que c’est maintenant, en pleine chaleur de juillet, que je me décide à prendre le temps de venir rédiger un billet! Il faut dire que les derniers mois ont été riches en projets et événements divers, mais même si la plupart d’entre vous êtes déjà au courant, je vais récapituler le tout.

D’abord, au mois de mai a eu lieu, à Mont-Laurier, le fameux Congrès Boréal (mon tout premier congrès entier, car l’année précédente, je n’y étais allée que pour un après-midi!) J’ai adoré mon expérience, qui a été pour moi l’occasion parfaite de revoir des amis, d’en rencontrer de nouveaux, d’assister à des tables rondes, de parler de mes propres projets à venir avec d’autres passionnés et d’animer un entretien littéraire avec la très sympathique Véronique Drouin (auteure de la série Amblystome)! Ajoutez à cela une généreuse dose de fous rires, de longues discussions passionnantes et vous avez tous les ingrédients pour une fin de semaine réussie! Vraiment, à refaire, année après année (dans la mesure du possible!)

Environ une semaine avant Boréal avait été lancée la campagne de prévente annuelle du catalogue des Six Brumes, dans laquelle figurait le collectif Les Murmurantes, auquel j’ai l’immense plaisir de collaborer avec Ariane Gélinas, Frédérick Durand, François Martin, Mathieu Croisetière et Michel Châteauneuf! Les résultats de la campagne ont été bien au-delà de nos espérances (même la toile qui figurera en couverture, peinte par la talentueuse Joanie Gélinas, a été vendue!) Maintenant, nous en sommes à l’étape des corrections et de la révision littéraire ; ce n’est pas une mince affaire, mais c’est un travail très formateur et, dans l’ensemble, ce projet constitue pour moi une formidable expérience! Il me tarde de vous faire découvrir notre travail!

Sinon, je continue de progresser dans la rédaction de la série de fantasy à laquelle collaborent également mes chères Audrey et Laurie-Ann (toujours beaucoup de plaisir en perspective), je planche sur quelques nouvelles (une que j’aimerais soumettre au Sabord et qui viendrait s’ajouter au recueil que j’ai commencé à développer dans le cadre de mon mémoire, ainsi qu’une autre pour Clair/Obscur) et je suis en attente d’une réponse du comité de lecture de Solaris pour leur verdict sur un autre texte! Enfin, à travers tout cela, je continue de pondre des critiques ponctuelles pour la revue Brins d’éternité et pour Le fil rouge! Il n’y a pas à dire, ça bouge continuellement, par ici!

Sur ce, je retourne rédiger un peu de fiction… et pour le prochain billet, cette fois, je ne m’avancerai pas trop sur la date… mais vous aurez de mes nouvelles, soyez-en assurés! Merci de me lire (sous une forme ou une autre), et au plaisir!

Des nouvelles fraîches sous peu!

J’ai officiellement terminé ma maîtrise, en février dernier. C’est un gros travail que je peux enfin mettre derrière moi, afin de me concentrer sur tous les autres projets d’écriture qu’il me tarde de concrétiser et/ou finaliser! Ceci étant dit, je vais tenter de bonifier la création de mon mémoire (un recueil de nouvelles néo-fantastiques) en l’enrichissant de quelques récits supplémentaires, ce qui me permettra par la suite de lui chercher un éditeur. Sait-on jamais…!

Sinon, mon travail au Parvis (que j’adore) et mes nombreux projets d’écriture me tiennent bien occupée, ce qui n’est pas pour me déplaire ; ça bouillonne de créativité entre mes deux oreilles, et c’est bon pour le moral!

Enfin, s’il y a plusieurs mois que je n’ai pas écrit ici, c’est pour une excellente raison : disons que je planche actuellement sur un projet collectif assez palpitant, à propos duquel vous aurez très bientôt des primeurs! Il me tarde de pouvoir vous en parler, c’est donc à suivre vers la fin avril et au cours du mois de mai… Restez à l’affût et moi, je vais prendre mon mal en patience!

Un gros projet qui s’achève…et plusieurs prendront le relais!

Ceux qui me connaissent bien savent que l’aventure de la maîtrise va se terminer pour moi au cours des prochains mois, ce qui n’est pas pour me déplaire! En effet, après 2 ans et demi de travail, de rédaction et de recherche, je ne suis pas mécontente d’enfin apercevoir la lumière au bout du tunnel! Mon dépôt pour évaluation devrait être fait un peu avant Noël (ce qui est bientôt, rappelons-le, malgré l’absence de neige le temps continue de filer…) Évidemment, j’aurai sans doute des corrections à apporter au document à la suite des commentaires formulés par le jury, mais au moins, l’essentiel du travail est fait. Ouf.

L’une des raisons pour lesquelles j’ai hâte de passer à autre chose (outre le simple fait de, bien, passer à autre chose), c’est que j’ai tout un tas de projets créatifs qui ne demandant qu’à prendre leur envol ou, à tout le moins, de continuer à être alimentés! Sauf que quand on a un mémoire à compléter, il a la priorité…maintenant, plus de jaloux, je vais pouvoir graduellement retourner à ma création!

Il y a environ une semaine, j’ai eu la formidable occasion de passer une fin de semaine complète en compagnie de deux de mes amies sœurs, Laurie-Ann et Audrey (alias mon comité créatif), fin de semaine qui a été exclusivement consacrée au développement des idées, des personnages, de l’histoire et de la structure de notre projet de série de fantasy. C’était génial. Au cas où vous ne le sauriez pas, je suis celle qui écrit et qui met le tout en place, mais sans l’aide de ces deux-là, je ne me serais jamais lancée dans un projet d’une telle envergure! En tout cas, c’est à suivre…

J’ai aussi un plan de novella à élaborer (pour un projet dont vous entendrez parler, je l’espère, en février…!) et plusieurs idées de nouvelles que je brûle d’envie de mettre sur papier! Il faut avouer qu’avec les annonces de mes deux publications à venir dans Clair/Obscur et Solaris, je suis gonflée à bloc côté écriture, et j’entends bien mettre toute cette énergie à profit.

Pour moi, le temps des Fêtes sera une bonne occasion de me reposer, oui… mais aussi de commencer, je l’espère, à me plonger dans tous ces projets qui n’attendent que moi! Je vous tiens au courant ; 2016 n’a qu’à bien se tenir, j’arrive!

Nouvelles d’automne

Il y a un bon moment que je n’ai pas pris le temps de venir écrire quelques mots ici, car, vous vous en doutez bien, j’étais occupée à écrire ailleurs!

C’est fou à quel point, cette année, je réalise que mon écriture et mes projets prennent de plus en plus de place dans ma vie (je me répète, je sais, mais je n’en reviens toujours pas!)… et c’est tant mieux, parce que c’est précisément ce que j’ai toujours voulu. Plus les choses progressent et plus je constate que je me rapproche de la vie que j’espérais avoir quand j’étais petite.

Je suis heureuse dans la relation de couple que j’ai avec mon amoureux des (presque) 8 dernières années, car ensemble, on peut rire, s’amuser, se détendre, s’épanouir, s’écouter, se comprendre, s’épauler, se permettre d’être nous-mêmes sous tous nos aspects, les plus beaux comme les plus laids ; j’aime beaucoup mon travail d’agente de communication dans un petit centre culturel, car il me permet d’écrire dans le cadre de mes fonctions, d’être en contact avec le public, de faire la promotion de la culture et de me réaliser en tant qu’être humain, dans ma relation avec mes collègues et nos clients ; je suis contente de la tournure que prennent mes relations d’amitié, car cette année, mes amies et moi avons fait beaucoup de mises au point et je pense que cela a aidé nos rapports à se solidifier ; j’adore avoir plus de temps à consacrer à ma passion, parce que l’écriture est l’une des choses qui me donnent vraiment le sentiment de vivre.

L’écriture, justement, parlons-en! D’abord, je parviens de mieux en mieux à prendre ma place comme blogueuse sur Le fil rouge et j’aime faire partie de cette équipe dynamique et ouverte d’esprit. Rédiger des critiques de romans pour eux me plaît bien et je m’amuse dans le processus! D’ailleurs, j’ai également été approchée par l’équipe de la revue Brins d’éternité afin de faire partie de leur groupe de critiques littéraires, un nouveau défi qui me remplit d’enthousiasme.

Ensuite, côté projets personnels, je prévois achever mon mémoire de maîtrise en décembre et chercher à faire publier ma création, soit mon recueil de nouvelles néo-fantastiques ; je m’investis beaucoup dans mon projet de série de fantasy, qui se précise peu à peu et prend tranquillement de l’ampleur, avec l’aide de mon petit comité de création ; je travaille sur plusieurs nouvelles que j’aimerais soumettre à diverses revues spécialisées ; j’ai un projet de court roman qui mijote, pour lequel les grandes bases se dessinent tranquillement ; j’ai participé au concours du Prix de la nouvelle Radio-Canada 2016 ; si tous les facteurs sont réunis, je ferai bientôt partie d’un projet d’écriture collectif (je vous en dirai davantage si ça fonctionne!)…

Je ne chôme pas, ça non. Évidemment, je sais qu’il y a un risque de ne pas achever aucun projet, quand on s’éparpille trop ; cependant, me connaissant, je sais que j’ai la discipline nécessaire pour mener à terme mes projets, même si cela doit me prendre plus de temps que prévu. Je pense qu’il est plus que temps de me faire confiance et d’aller de l’avant.

Bref, ça va bien. Pas toujours, pas tous les jours. Bien sûr, comme tout le monde, j’ai mes moments de déprime passagers, mes difficultés personnelles et mes propres démons à côtoyer, mais… ça va de mieux en mieux, disons. Actuellement, je mène la vie que je veux… et j’aspire à continuer d’avancer dans cette direction!

L’artiste et sa mystérieuse équipe de création

L’acte d’écrire est, comme de nombreux autres processus créatifs, un travail solitaire. En effet, pour arriver à produire une œuvre de qualité, l’artiste doit s’asseoir et travailler, certes, mais il doit aussi le faire en s’isolant, pour que toute sa concentration soit mise au service de sa créativité. Malgré cela, je pense sincèrement que chaque artiste possède, parfois sans le réaliser, sa propre « équipe de création ». Je vous explique.

La plupart du temps, l’inspiration me vient un peu par hasard. Les idées fleurissent alors que je marche au grand air (dans mon cas, c’est assez fréquent), pendant que je « fais de la route », que j’écoute de la musique, ou même pendant que je travaille. Il suffit d’une odeur, d’un son, d’un mot ou d’une image pour déclencher une intense frénésie mentale qui n’aura de fin que lorsque j’aurai réussi à sauvegarder l’idée sur papier. Généralement, les idées sont timides, des animaux craintifs qui attendent le bon moment pour ramper hors de leurs terriers: elles se manifestent lorsque je suis dans ma bulle, que je suis connectée à mes sentiments et que j’arpente mes univers intérieurs. Plus de la moitié du temps, j’arrive à créer sérieusement lorsque je suis seule, ou isolée d’une manière ou d’une autre ; le reste du temps, c’est mon équipe de création qui met la table et me prépare à travailler.

Dans cette grande équipe, il y a d’abord les critiques occasionnels, soit mes connaissances, mes collègues et mes amis. Ceux qui me lisent de temps en temps, qui apprécient mon travail et qui m’en glissent un mot… ou alors qui n’aiment pas vraiment et ne m’en parlent pas (ou peu, dépendant de notre relation). Ceux dont les commentaires, souvent inattendus, sont toujours appréciés à leur juste valeur. Ceux qui me connaissent déjà beaucoup, juste un peu ou pas tant que ça, et qui apprennent à me voir différemment à travers mes mots. Ceux que je me réjouis d’avoir à mes côtés, parce que bon, c’est déjà beaucoup que des gens s’intéressent suffisamment à mon travail pour y accorder un peu de leur temps.

Il y a ensuite les fans inconditionnels, soit mes parents et ma famille. Ceux qui m’encouragent depuis le tout début, qui lisent pratiquement tout ce que je fais, qui commentent, qui proposent des modifications. Ceux qui ne sont pas toujours très objectifs, parce que lien de sang oblige, mais dont les bons mots font toujours plaisir. Ceux qui savent que je vais réussir, même quand moi je n’en suis pas du tout certaine. Ceux dont l’optimisme est tellement foudroyant qu’il me permet de rêver un peu, finalement. Ceux que j’aime aussi inconditionnellement qu’ils m’aiment et semblent aimer mon travail, parce que…c’est comme ça.

Enfin, il y a les partenaires d’écriture, soit mon amoureux et mes amies très proches. Ceux qui m’aident à débusquer des idées, parce que parfois, les animaux préfèrent rester dans leurs terriers. Ceux qui s’enthousiasment devant un concept, se cassent la tête pour trouver une nouvelle péripétie, se désolent de me voir affronter une page blanche. Ceux qui critiquent honnêtement ce qui doit l’être, pour me permettre de m’améliorer. Ceux qui se réjouissent de voir le projet être développé petit à petit, parce qu’ils savent qu’il y a un peu d’eux-mêmes dedans. Ceux qui me sont très précieux, parce qu’un bon vieux « brainstorming », c’est parfois la chose dont j’ai besoin pour continuer à avancer… et parce que leur amour et leur amitié, c’est ce qui me soutient, quoi qu’il arrive.

Il se peut que vous fassiez partie de l’équipe de création d’une personne autour de vous, que vous le sachiez ou non. Alors si vous avez des artistes dans votre entourage et que vous vous intéressez réellement à leur travail, n’hésitez surtout pas à leur transmettre vos encouragements, votre soutien et vos critiques constructives : ce n’est sûrement pas grand-chose pour vous, mais pour l’artiste qui se sait appuyé, un commentaire peut valoir tout l’or du monde. Et qui sait, votre petit coup de pouce vous permettra peut-être de contribuer à la création de merveilleux projets!

Aujourd’hui, un peu de reconnaissance ; demain, le partage

Bon, si vous me lisez depuis un petit moment, vous le savez déjà: je suis une auteure qui commence tout juste à pouvoir affirmer… que je suis une auteure (m’ouais, enfin, le « syndrome de l’imposteur » est parfois coriace, ce n’est pas parce que je tâte le crayon depuis presque 20 ans – et pas toujours avec rigueur, évidemment – que j’ai de la facilité à le dire sans craindre la réaction des gens.) Je ne sais pas trop, on dirait qu’auparavant, je sentais que me proclamer auteure était ridicule, étant donné que je n’avais rien publié. J’avais l’impression que ça n’aurait pas l’air sérieux, qu’on me prendrait pour celle qui « se donne un titre sans avoir prouvé qu’elle le méritait ».

Depuis deux ou trois ans, je dois avouer que ma perception a changé. Pas uniquement en raison de mon travail et de mes premières publications (bien que ça aide!), mais surtout en raison de l’accueil chaleureux que j’ai reçu de la part d’auteurs aguerris, qui n’ont pas hésité à me faire sentir comme chez moi au sein de la communauté littéraire québécoise (ces premières tapes dans le dos, ce sont entre autres celles de Jonathan Reynolds, Ariane Gélinas, Mylène Gilbert-Dumas et Elisabeth Tremblay, pour qui j’éprouve beaucoup d’admiration et un grand respect. Allez jeter un petit coup d’œil à leurs blogues personnels ; ils sont affichés dans la colonne de droite). Leurs encouragements ont beaucoup contribué à me donner l’assurance nécessaire pour assumer ma passion et sentir que j’avais ma place dans le fauteuil de l’écrivaine.

Ceci étant dit, je suis parfaitement consciente de ne pas posséder le niveau d’expertise d’écrivains de longue date, qui peuvent aisément parler des mécanismes de l’édition, du fonctionnement des salons du livre, du processus de révision de manuscrits, des rencontres avec les lecteurs, de leur expérience professionnelle, etc. (Bref, du genre d’informations que j’adore et que je dévore, car elles m’apprennent énormément de choses intéressantes sur le milieu dans lequel je tente de me tailler une place.) Cependant, comme blogueuse, je sais que je peux écrire à propos d’une panoplie d’autres sujets qui vous rejoindront, surtout si vous êtes curieux et que vous vous intéressez à l’écriture, que ce soit la vôtre ou celle des autres:

-Les processus de création;

-L’inspiration qui apparaît au moment inopportun et disparaît on ne sait trop où;

-Le rythme de travail et la routine d’écriture;

-L’élaboration de projets;

-Les premières percées dans le monde des « publiés »;

-Le yoyo de motivation, avec ses hauts et ses bas;

-L’importance d’être bien entouré, malgré la nature solitaire de la tâche…

Durant la prochaine année, j’aimerais partager mes expériences personnelles d’écriture avec vous. Si cela peut vous inspirer ou vous amuser, tant mieux! Mais si cela peut aider certains d’entre vous à assumer pleinement leur passion et à réaliser qu’écrire pour le plaisir est aussi important que de le faire « sérieusement », ce sera ça de gagné. Parce que quoi qu’en disent certains, il n’y aura jamais trop d’histoires, et jamais trop de voix pour les propager…

Un projet, de l’élaboration du concept à la rédaction

Je n’ai pas énormément d’expérience en « écriture sérieuse ». Ce que j’entends par là, c’est que je n’écris dans le but d’être lue ou publiée que depuis quelques années. Bien sûr, je compose des histoires pour le plaisir depuis que je suis en âge d’écrire, mais ce n’est pas la même chose. L’acte d’écrire pour être lu est certes plaisant, mais c’est aussi un travail, qui demande de la rigueur et du temps. Enfin, c’est ce que mon humble expérience tend à démontrer.

Quand on écrit pour soi, dans le but de se défouler et de s’amuser, on se fiche bien que l’histoire ne soit pas parfaitement logique, que le déroulement des événements ne soit pas parfaitement crédible, que l’univers dans lequel on campe notre action ne soit pas parfaitement défini, que les personnages n’aient pas une richesse hors du commun. La redondance du verbe être ne revêt pas une très grande importance, tout comme la variété du vocabulaire, d’ailleurs. Un public cible? Pas nécessaire. Des modifications après-coup, pour améliorer le projet? Bah, à quoi bon. Finalement, on se retrouve avec une bonne dose de plaisir, oui, mais aussi avec un gros ramassis de n’importe quoi.

J’aborde le sujet aujourd’hui parce que j’œuvre présentement sur plusieurs projets (tous très différents les uns des autres), mais qui nécessitent tous une bonne dose de réflexion avant d’en arriver à la rédaction. Je fais souvent l’erreur de me lancer tête première dans un récit, y allant un peu à l’instinct, négligeant certains aspects importants qui me font regretter mon impulsivité un peu plus loin dans le processus ; je n’ai jamais été le genre à me faire des plans de pré-écriture, mais je réalise que ce ne serait peut-être pas une mauvaise idée, ne serait-ce que pour mettre un minimum d’ordre dans les différents éléments de mes projets.

Plus je me développe en tant qu’auteure et plus je suis fascinée par ce que je découvre à propos de mon travail, de mes méthodes, de mes objectifs. Je change, j’évolue et cela me pousse à en faire toujours plus, à aller de l’avant. Cependant, un élément a toujours été et, je l’espère, demeurera toujours: le plaisir de raconter des histoires…